- Trois critères suffisent: un ETF diversifié, moins de 0.20% de frais par an, un courtier en ligne.
- Capitalisant ou distribuant: les dividendes sont imposés dans les deux cas.
- Le domicile du fonds, Irlande ou États-Unis, change un peu l'impôt sur les dividendes américains.
Choisir un ETF en 3 critères
Une fois votre répartition entre actions et obligations décidée, trois questions font l'essentiel du travail:
- Est-il diversifié? Un ETF sur un grand indice mondial vous donne des milliers d'entreprises en un seul achat. C'est la base d'un portefeuille solide.
- Coûte-t-il moins de 0.20% par an? Sur les grands indices, c'est facile à trouver. Au-delà, vous payez souvent pour rien.
- L'achetez-vous chez un courtier en ligne? Le même ETF coûte beaucoup plus cher à acheter et à garder dans une banque traditionnelle.
Pour départager deux ETF qui remplissent ces critères
- L'indice exact: monde développé (environ 1'500 entreprises) ou monde entier avec les pays émergents (environ 2'900).
- La réplication: physique (le fonds détient les titres) ou synthétique (par des contrats dérivés). La physique est plus simple à comprendre.
- La taille du fonds: plusieurs centaines de millions au moins. Un grand fonds s'échange avec un écart plus faible entre prix d'achat et de vente, et risque moins d'être fermé.
- Le domicile: voir plus bas.
Ce que coûte un ETF, par an
Trois couches de frais s'additionnent: les frais internes du fonds (le TER), le droit de timbre si vous passez par un intermédiaire suisse, et le courtage. Avec un ETF indiciel, un courtier en ligne et peu d'ordres, le tout reste de l'ordre de 200 francs par an sur 100'000 francs placés. Un fonds actif coûterait plutôt 1'500.
Sur 20 ans, un peu plus d'un point de frais par an fait plusieurs dizaines de milliers de francs d'écart: le calcul est dans investir en Suisse.
Le détail des trois couches de frais
| Frais | Qui le prend | Ordre de grandeur |
|---|---|---|
| TER (frais internes) | Le gestionnaire du fonds | 0.07 à 0.50% par an |
| Droit de timbre | La Confédération, via un intermédiaire suisse | 0.075 à 0.15% par ordre |
| Courtage | Le courtier | CHF 0 à 30+ par ordre |
Exemple sur CHF 100'000 avec 4 ordres par an: environ CHF 70 de TER, CHF 60 de timbre et CHF 0 à 120 de courtage, soit CHF 130 à 250 par an.
Le domicile de l'ETF: Irlande ou États-Unis
Le domicile du fonds change ce que vous perdez sur les dividendes américains, qui pèsent lourd dans un ETF mondial. Dans les deux cas, les États-Unis retiennent 15%. Avec un ETF américain, vous récupérez cette retenue en Suisse grâce au formulaire DA-1. Avec un ETF irlandais, elle est prélevée à l'intérieur du fonds et perdue.
L'écart représente quelques dixièmes de pour cent par an. En face, les titres américains peuvent exposer vos héritiers à l'impôt successoral américain, et ils sont moins simples d'accès. Il n'y a pas de bon choix universel: c'est un arbitrage à connaître.
Irlande ou États-Unis, point par point
| ETF domicilié aux États-Unis | ETF domicilié en Irlande | |
|---|---|---|
| Retenue sur les dividendes américains | 15% (avec le formulaire W-8BEN) | 15%, prélevés dans le fonds |
| Récupérable en Suisse | Oui, via le formulaire DA-1 | Non |
| Impôt successoral américain | Possible au-delà de certains montants | Non |
| Disponible chez | Les courtiers donnant accès à la bourse américaine | Presque tous les courtiers |
En Suisse, les dividendes réinvestis par un ETF capitalisant sont imposés comme un revenu, comme ceux d'un ETF distribuant. Les valeurs à déclarer figurent dans la liste des cours de l'AFC. La différence est pratique, pas fiscale.
Où acheter
La plateforme pèse souvent plus lourd que le choix de l'ETF lui-même.
| Plateforme | Pour qui | Frais |
|---|---|---|
| Interactive Brokers | Investisseur régulier, à l'aise en anglais | Parmi les plus bas, sans droit de timbre suisse |
| Swissquote | Banque suisse, interface en français | Plus élevés, droits de garde |
| Applications (Yuh, Neon) | Débutant, petits montants | Bas sur les petits ordres, choix d'ETF plus restreint |
| Banque traditionnelle | Tout au même endroit | Élevés, souvent 0.25 à 1% par ordre et des droits de garde |
La comparaison chiffrée des deux premiers est dans Swissquote ou Interactive Brokers. Vous préférez déléguer le choix et le rééquilibrage? Voir les robo-advisors et leurs frais.
Pour aller plus loin
La devise affichée ne change pas votre risque de change. Un ETF mondial coté en francs détient les mêmes actions en dollars, euros et yens qu'un ETF coté en dollars. C'est le contenu du fonds qui compte, pas l'étiquette. Ce que le franc fort a coûté, et quand se couvrir: le franc fort et le risque de change.
La couverture de change coûte cher sur des actions. Un ETF « couvert en CHF » paie à peu près l'écart de taux entre le franc et les autres devises, souvent plus d'un pour cent par an. Sur plus de dix ans, cela coûte en général plus que cela ne protège. Elle a plus de sens pour des obligations.
Passez des ordres à cours limité. Fixez le prix maximal que vous acceptez de payer, et achetez pendant les heures d'ouverture de la bourse principale du fonds: l'écart entre prix d'achat et prix de vente y est le plus faible.
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Questions fréquentes
Combien coûte un ETF par an?
Un ETF sur un grand indice coûte souvent 0.07 à 0.20% de frais internes (TER) par an, soit CHF 70 à 200 sur CHF 100'000. S'ajoutent le droit de timbre à chaque achat via un intermédiaire suisse et les frais de courtage.
Un ETF domicilié aux États-Unis ou en Irlande?
Pour un résident suisse, un ETF américain subit 15% de retenue sur les dividendes, récupérable via le formulaire DA-1. Un ETF irlandais en perd une partie à l'intérieur du fonds, sans récupération possible. En contrepartie, les titres américains peuvent exposer vos héritiers à l'impôt successoral américain au-delà de certains montants.
Capitalisant ou distribuant: lequel est imposé?
Les deux. En Suisse, les dividendes réinvestis par un ETF capitalisant sont imposés comme un revenu, comme ceux d'un ETF distribuant. La différence est pratique, pas fiscale.
La devise de cotation change-t-elle le risque de change?
Non. Un ETF mondial coté en CHF ou en EUR détient les mêmes actions en dollars, euros et yens. C'est le contenu du fonds qui crée le risque de change, pas la devise affichée.
Faut-il un ETF couvert en CHF?
La couverture coûte à peu près l'écart de taux entre le franc et les autres devises, souvent plus de 1% par an. Sur des actions détenues plus de 10 ans, elle coûte en général plus qu'elle ne protège. Elle a plus de sens pour des obligations.
Mes ETF sont-ils protégés si le courtier fait faillite?
Oui. Les titres sont séparés du bilan du courtier et restent à vous. La garantie des dépôts de CHF 100'000 couvre, elle, les liquidités d'une banque suisse.
Sources: Loi fédérale sur les droits de timbre (LT) ; AFC, impôt anticipé et formulaire DA-1 ; convention de double imposition Suisse-États-Unis ; FINMA ; documentation des émetteurs d'ETF et données Morningstar (TER, encours).